Évaluation corporelle : comment éviter les courbatures et ramener le corps vers son alignement idéal!

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Dans ma pratique courante, j’utilise une méthode d’évaluation passive bien simple que je considère comme une base très importante dans le but de me guider dans la préparation de ce que j’appelle une thérapie en mouvement.

Cette lecture du corps sert à déterminer la zone qui est à automasser (hydrater) avant de passer à un entraînement très court, mais très efficace. Cet outil servira aussi de test avant, pendant et après une série d’exercices afin de savoir si le choix des exercices améliore ou non l’alignement du corps. Plus l’on considère cet alignement idéal, moins le corps dépensera d’énergie pour s’orienter vers cet équilibre.

La phase de préparation, sous forme d’automassage, devient presque aussi importante que l’effort en soi. Pour ce faire, j’ai choisi la méthode MELT que j’adore et qui donne d’excellents résultats, autant dans la phase préparatoire que dans la phase de récupération, et ce, afin d’éviter les courbatures ou encore pour ramener le corps vers son alignement idéal après un entraînement, comme il en est question depuis le début. Bref, pour donner « un bon pli » à l’ensemble du corps.

Comment compléter mon évaluation corporelle?

Il s’agit d’une méthode de lecture du corps au repos très simple, rapide et efficace. Elle peut se faire en autonomie et les résultats sont évidents.

Cette lecture (body scan) utilise les masses (les parties du corps qui sont en contact avec le sol) et les espaces (les parties du corps qui ne touchent pas le sol) comme outils d’évaluation pour simplifier la sensation d’un alignement idéal, c’est-à-dire la posture la plus parfaite pour le corps.

Facile, n’est-ce pas?

Le participant sera donc en mesure de savoir si l’alignement de son corps correspond ou non à « l’alignement idéal ». Si la lecture tend vers cet alignement idéal, cela signifie :

  • que les articulations sont bien alignées dans leur centre de pivot;
  • qu’il existe un minimum de compression;
  • qu’il existe un minimum de compensation musculosquelettique.

Le but n’est pas de créer la perfection, mais bien de réduire la compression et la compensation qui sont souvent une source de douleur ou, autrement dit, une zone du corps qui est déshydratée.

Concrètement, voici la méthode!

La position de départ :

Allongé sur le dos sur un sol ferme, les bras qui longent le corps, paumes vers le haut, jambes allongées et détendues.

Il est très important d’être en lien étroit avec la sensation corporelle; cela signifie qu’il ne faut ni toucher ni regarder son corps au repos dans le but d’évaluer sa position sur le sol. Il faut faire confiance à cette sensation, car elle peut parfois être différente de la réalité. C’est le système nerveux qui permet d’effectuer cette lecture, rien de plus.

Il ne faut pas modifier sa position; l’objectif n’étant pas de corriger volontairement l’alignement, mais plutôt de ressentir sa position telle qu’elle est, les yeux fermés. Afin de simplement noter si sa position est différente d’un alignement idéal, il faut tenir compte des points de référence suivants :

  1. Prendre une bonne respiration et permettre à son corps de s’imprégner dans le sol (sans changer de position).
  2. Faire ensuite une lecture de la tête aux pieds pour évaluer ce qui touche le sol (les masses) et ce qui ne touche pas le sol (les espaces). Ne pas modifier sa position et rester détendu.

Les masses qui devraient idéalement être en contact avec le sol sont les suivantes :

  • le centre de la tête
  • la cage thoracique
  • le bassin
  • l’arrière des cuisses
  • les mollets
  • les talons

Les espaces qui devraient être ressentis sont tout simplement les zones qui ne pas touchent pas le sol :

  • le cou
  • le bas du dos
  • le pli fessier
  • l’arrière des genoux
  • les chevilles

 → Le centre de la tête touche le sol.

À noter la façon dont la tête est en contact avec le sol. Elle doit idéalement reposer au centre, derrière (vis-à-vis) le pont du nez.

→ La nuque ne touche pas le sol.

→ La cage thoracique / le haut du dos touche le sol.

Remarquez les bras et les mains. Est-ce que la portion qui est en contact avec le sol est la même de chaque côté? Est-ce que la partie qui ne touche pas le sol entre les épaules est équilibrée? Est-ce que le contact osseux des omoplates est différent d’un côté et de l’autre? À observer si l’espace, ou la zone, du dos qui ne touche pas le sol est en général prononcé ou non. La portion de l’espace du bas de dos devrait idéalement se situer entre le nombril et l’os pubien. Le bas de la cage thoracique devrait être en contact avec le sol. Somme toute, la région qui ne touche pas le sol devrait se situer dans le bas du dos et non dans le milieu du dos.

→ Le bas du dos ne touche pas le sol.

Le bas du dos devrait idéalement être légèrement courbé plus près du bassin que le milieu du dos. Il devrait se faire ressentir à partir de la base de la cage thoracique jusqu’à l’extrémité du sacrum.

→ Le bassin touche le sol.

Un contact au sol devrait idéalement être ressenti à l’endroit des deux fesses plutôt qu’un contact osseux du sacrum sur le sol.

→ Le pli fessier ne touche pas le sol.

La portion entre l’intérieur de la cuisse et le début de la jambe devrait idéalement être légèrement décollée du sol.

→ L’arrière des cuisses touche le sol.

Le centre de l’arrière des cuisses droite et gauche devrait être en contact identique avec le sol. À remarquer si l’une des cuisses touche le sol plus que l’autre ou si l’une d’entre elles ne touche peut-être pas du tout le sol.

→ L’arrière des genoux ne touche pas le sol.

Il existe idéalement un petit espace à l’arrière des genoux.

→ Les mollets touchent le sol.

Le centre de l’arrière des mollets gauche et droit devrait idéalement être en contact avec le sol de façon égale.

→ Les chevilles ne touchent pas le sol.

Les malléoles (petits os saillants des chevilles) ne devraient idéalement pas être en contact avec le sol. Si c’est le cas, à noter de laquelle il s’agit.

→ Les talons touchent le sol.

Ils doivent toucher le sol de façon égale, ce qui définira automatiquement l’ouverture des pieds qui devraient former un  » V  » parfait avec les chevilles, pas trop pointés vers l’avant et, à l’inverse, pas trop fléchis vers le plafond.

Gestion du stress : 3 régions du corps à surveiller

Il existe trois régions du corps où le stress semble s’accumuler et causer ce fameux déséquilibre postural : la ceinture scapulaire (la région des omoplates), le diaphragme et le bassin.

Les sensations suivantes sont à noter lorsque :

  • les omoplates sont touchées d’un stress accumulé, la partie supérieure du torse semble plus lourde que le reste du dos. C’est en fait la région du diaphragme qui devrait être en contact avec le sol.
  • le diaphragme est touché d’un stress accumulé, ce qui est fréquent, la courbe du dos est très prononcée à partir des omoplates jusqu’au sacrum plutôt que d’être légèrement archée entre le nombril et l’os pubien.
  • le bassin est touché d’un stress accumulé, c’est en fait l’extrémité du sacrum qui procure un contact osseux au sol plutôt que les muscles fessiers. Certaines parties des cuisses droite ou gauche qui ne touchent pas le sol représentent aussi une conséquence d’une zone déshydratée.

Attention de ne pas se laisser influencer par ce qui est observé. C’est la sensation corporelle qui est importante ici.

De façon générale, y a-t-il un ou des endroits du corps où une densité, une lourdeur ou une épaisseur est ressentie?

Quel côté du corps est le plus long?

Sur quelle zone du corps se porte davantage l’attention et pourquoi?

Ces évaluations sont à retenir afin de vérifier s’il se procure des changements d’une lecture à l’autre.

Il sera donc impératif de faire une lecture corporelle au début de chaque séance en mouvement. Cette lecture donnera des indices à propos des régions du corps qui manquent d’hydratation et qui gagneraient à être automasser avant l’effort pour corriger une certaine posture.

Finalement, j’espère vous avoir fait comprendre que cet outil simple d’évaluation n’est pas uniquement une méthode pour observer votre évolution dans le temps, mais bien pour vous assurer que vous faites quelque chose de bien pour votre corps, et ce, le plus souvent possible.

Voilà un aperçu de mon secret qui prône une posture saine tout en économisant le plus d’énergie possible. Pour ceux et celles qui aimeraient en connaitre davantage, je vous invite à visionner la consultation virtuelle retrouvée sur mon site Web.

Au plaisir de vous y rencontrer!

Annie Lampron

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