Leçon de vitalité : la fameuse détox!

 

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Avec la belle température qui arrive, c’est le temps du renouveau, du grand nettoyage de printemps et de la fameuse… DÉTOX !

Loin de moi l’idée de vous faire faire coûte que coûte une détox intense et drastique. Beaucoup vous diront même que le corps sait se détoxifier tout seul. Que tout cela n’est qu’une histoire de mode. Et ils ont raison (dans le meilleur des mondes). En effet, le corps sait se détoxifier par lui-même, le seul hic est qu’on ne lui donne pas toujours les outils pour le faire.

Concrètement, c’est quoi faire une détox?

C’est réduire le nombre de toxines qui entrent dans le corps et augmenter le nombre de toxines qui en sortent. Ce n’est donc pas forcément une détox intense type jeûne de 21 jours ou la consommation d’aliments laxatifs. Cela peut se faire (et doit se faire) de façon très douce et progressive et toujours de façon alternée avec des périodes où l’on nourrit bien son corps.

Précisons qu’il est tout à fait normal d’avoir des toxines dans le corps. Très souvent, cette mode des détox à outrance peut nous mener à l’orthorexie, ce trouble alimentaire de peur de « mal » manger ou d’avoir « trop de toxines ». Les toxines sont le résultat normal de notre métabolisme, donc pas de panique 😉 Mais le fait est que dans le mode de vie de beaucoup de nord-Américains, les toxines sont de plus en plus chimiques et s’accumulent en trop grandes quantités, sans qu’elles n’aient le temps d’être éliminées.

Pourquoi?

Parce que d’abord, au-delà des toxines qu’on produit naturellement, on en absorbe beaucoup trop: pollution de l’air, de l’eau, produits chimiques dans les teintures, les médicaments à outrance, les solvants, les additifs… les produits transformés, les OGM, les produits animaux en trop grandes quantités, bref, la liste est longue car tout ce que le corps ne sait pas digérer, il le stocke sous la forme de… toxines.

Ensuite, parce qu’on bouche les portes de sortie de ces toxines.
Dans le meilleur des mondes, lorsque le corps crée des toxines, il les déverse dans le liquide qu’on pourrait comparer à un système d’évacuation d’égouts, la lymphe, qui va elle-même les mener jusqu’aux 4 portes de sortie pour qu’elles soient éliminées : les intestins, la vessie, la peau et les poumons. Jusque là tout va bien.

Mais dans la vraie vie, ces portes de sortie sont la plupart du temps fermées, ce qui fait que le foie, le filtre en chef qui devrait être capable de trier les déchets, est sursollicité et se fatigue. Que se passe-t-il alors? Les déchets s’accumulent.

Comment faire une détox (à son rythme, et selon ses besoins)?

Si la détox, c’est de réduire ce qui rentre pour augmenter ce qui sort, cela nous laisse toute une palette d’options pour le faire doucement, à son propre rythme et sans extrémisme. Non, il n’y a pas que les jeûnes au jus pour vous détoxifier (comme vous aurez sans aucun doute déjà entendu!). Plusieurs options saines et douces s’offrent à vous. Voici d’ailleurs différents exemples pouvant vous aider à créer votre propre détox, et ce, en fonction de vos habitudes de vie et de vos besoins.

Pour réduire les toxines qui rentrent :

  • Remplacer les produits transformés par des plats maisons et plus vivants
  • Remplacer les aliments pleins de pesticides, fongicides et autres herbicides par du biologique
  • Augmenter les légumes et les fruits
  • Remplacer les gras cuits (fritures, noix grillées…) par des gras crus (huiles de première pression à froid, noix crues…)
  • Remplacer ses cosmétiques par des crèmes et huiles naturelles
  • Rajouter à son alimentation des aliments particulièrement détoxifiants comme les pousses, les germinations, les algues, les jus, les smoothies, et autres…
  • Boire des jus, surtout verts. Attention, je parle ici de jus de légumes verts (car la chlorophylle aide le corps à se détoxifier) et pas de fruits. Les fruits doivent être consommés avec leur fibre pour ne pas déséquilibrer sa glycémie donc on devrait très rarement en boire (on peut se faire plaisir de temps et temps, tout est dans l’équilibre, mais il est important de garder en tête que les fruits doivent se consommer avec leur fibre). Par ailleurs, faire une cure de jus ne signifie pas obligatoirement qu’on ne boit que des jus (et que c’est donc un jeûne). Cela peut être par exemple d’intégrer un jus de légumes verts (ou d’herbe de blé par exemple) par jour pendant une certaine période (en fonction de votre état de santé et toujours en accord avec votre professionnel de la santé) en plus de salades, pousses ou fruits entiers par exemple. Donc on rajoute des bonnes choses plutôt que de se concentrer sur le fait d’enlever d’autres choses. Si l’on rajoute des jus verts dans son alimentation, il est important de consommer par ailleurs davantage de fibres solubles pour éliminer les toxines que les jus verts auront délogées (chia, psyllium, lin…)

Pour augmenter les sorties de toxines, on ouvre les portes de sortie :

  • Boire de l’eau. On le sait, mais on ne le fait pas…souvent de peur d’aller trop aux toilettes!
  • Augmenter les fibres solubles (chia, caroube, lin…) et insolubles (fruits et légumes)
  • Entretenir son microbiote (la flore intestinale) en consommant des produits fermentés…le mieux est d’apprendre à les faire soi-même, c’est super facile. Et si ça vous intéresse, je vous en reparlerai 😉
  • Brosser sa peau et lui donner de bons hydratants naturels (huile de coco, huile d’argan, huile de nigelle, etc.)
  • Respirer! Ce n’est pas uniquement pour absorber de l’oxygène, mais aussi pour expirer des toxines! Il existe aussi plusieurs plantes, comme la molène pour aider à nettoyer les poumons.

Vous remarquerez que dans ma vision de la détox, il n’est pas question de prendre des laxatifs (au contraire), car cela est très irritant pour nos intestins, ni de faire des jeûnes à tout prix. SI on lui donne les bons outils, notre corps sait se détoxifier par lui-même. Donc il est beaucoup plus important de rajouter des aliments plus détoxifiants et doux comme l’eau, les fibres ou des légumes verts à une alimentation saine et équilibrée (donc incluant des aliments fermentés, des bons gras, etc.) que de se jeter dans une détox drastique du genre je-ne-quitte-pas-la-toilette-pendant-3-jours.

D’ailleurs, le mot « détox » est un mot mal utilisé qui veut tout et rien dire. C’est un mot bien galvaudé et malheureusement assimilé uniquement à du jeûne. Or la détox peut et doit se faire de façon douce. Il ne sert à rien de ne boire que des jus pendant 10 jours si on continue d’avoir un rythme effréné où l’on ne prend pas le temps de respirer. J’aime définir le mot détox comme un moment où l’on prend le temps de calmer son rythme et de se recentrer quand on sent un déséquilibre.

On donne ainsi les outils à son corps quand on sent qu’il peine à éliminer : de l’exercice physique raisonnable, de la relaxation, de l’air frais, une alimentation saine et équilibrée, plus de légumes, plus d’eau, etc. Ce n’est pas, à mon sens, de faire souffrir son corps en l’irritant, mais de lui donner le temps de respirer, de transpirer, de se nourrir, de s’aimer. Le reste, il le fera tout seul.

En gros, chacun doit y aller à son rythme, pour éviter les effets secondaires d’une détox. Si on ne mange jamais de fruits et légumes, on ne se jette surtout pas dans un jeûne au jus! On commence tranquillement par ajouter des fruits et légumes à son alimentation. Si on ne boit pas d’eau, on commence par en boire. Si on est constipé, on commence par manger des fibres et boire de l’eau. Si on mange déjà beaucoup de légumes et qu’on mange déjà bio bio…on peut aller plus loin en intégrant des smoothies, des jus, des algues, etc. Vous voyez l’idée? Et en rajoutant de bons aliments, naturellement, nous serons moins portés à en consommer de mauvais. Le mieux est de vous faire accompagner par un professionnel de santé qui saura vous guider. Ou encore, de venir suivre le cours détox à l’Académie Végétale afin de découvrir une foule de recettes à la fois détoxifiantes et délicieuses.

On ne fait pas de détox, (encore moins de jeûne!) entre autres, quand :

  • on est enceinte
  • on fait de l’hypoglycémie
  • on se sent en manque d’énergie : il faut d’abord bien nourrir son corps avant de le nettoyer
  • on ne boit pas d’eau : c’est par là qu’il faut commencer!
  • on ne va pas à la selle tous les jours : il faut vraiment commencer dans ce cas par ajouter des fibres et de l’eau pour se déconstiper

Les risques de la détox

Souvent, lorsqu’on fait une détox, on peut sentir des effets secondaires, genre migraine, mal de ventre ou eczéma. C’est tout simplement que votre corps déloge les toxines grâce à votre changement alimentaire, mais qu’il n’a pas encore eu le temps de les faire sortir. Le nombre de toxines dans la lymphe augmente alors et le corps déclenche, de façon logique, son système d’alarme, autrement appelé symptômes. C’est justement pour éviter ce genre de symptômes qu’il faut augmenter la sortie de toxines (eau, fibres, etc.).

Petite liste de mes aliments «détoxifiants» préférés!

  • L’eau de source
  • Le jus d’herbe de blé : le roi de la détox, qui a fait ses preuves dans de nombreux centres de santé. Le mieux est de faire soi-même ses pousses et son jus, mais il en existe plusieurs formes : en pousses, en jus congelé, en poudre (jus déshydraté), … que l’on boit souvent à petite dose #shooter.
  • La spiruline : algue verte-bleue également très nutritive puisque très riche en protéines et en minéraux que l’on ajoute à ses smoothies.
  • Les pousses et germinations, qu’il est facile d’ajouter à ses salades, ses wraps, ou en guise de décoration sur tous vos plats préférés.
  • La chlorelle : algue d’eau douce efficace sur le foie particulièrement, à ajouter à vos smoothies
  • Le jus de betterave : efficace sur le foie particulièrement. Combiné à du jus de citron et du sel, sous forme de shooter, c’est excellent!
  • Le gingembre, qui est versatile et délicieux autant dans les breuvages que dans les plats
  • Le curcuma, qui est une épice incroyable que vous pouvez utiliser sur vos légumes, poissons et viandes.
  • Les herbes aromatiques (coriandre, persil, menthe…)
  • Les algues (goémon, varech…)

En espérant que ma première chronique vous ait plus, mais surtout, qu’elle vous pousse à être toujours et encore plus à l’écoute de votre corps, question que vous sachiez reconnaître quand il est temps de ralentir et de fournir à votre organisme plus de vert, plus de vivant et de varié!


Références :
Influences négatives de l’environnement sur notre santé : L’Alimentation ou 3e Médecine, par Jean Seignalet – Éditions du Rocher, page 61
Les dérives de l’alimentation actuelle : L’Alimentation ou 3e Médecine, par Jean Seignalet – Éditions du Rocher, page 101
La théorie d’encrassage du corps humain : L’Alimentation ou 3e Médecine, par Jean Seignalet – Éditions du Rocher (chapitre 17 page 379 et 23 page 509)
La théorie de l’élimination du corps humain : L’Alimentation ou 3e Médecine, par Jean Seignalet – Éditions du Rocher, page 531 (chapitre 24)
Betterave : The Encyclopedia of Healing Food, by Michael Murray N.D., Éditions Astria Books – page 164
Gingembre : Cures Anti-stress & Santé Globale, par Daniel Kieffer – Éditions Sully – page 238
Curcuma : Cures Anti-stress & Santé Globale, par Daniel Kieffer – Éditions Sully – page 229
Spiruline : Superfoods, by David Wolfe, Éditions North Atlantic Books – page 107
Cures Anti-stress & Santé Globale, par Daniel Kieffer – Éditions Sully – page 308
Chlorelle : Cures Anti-stress & Santé Globale, par Daniel Kieffer – Éditions Sully – page 310
Eau : The Encyclopedia of Healing Food, by Michael Murray N.D., Éditions Astria Books – page 29
Herbe de blé : L’herbe de blé: source de santé et de vitalité, la faire pousser et la préparer, Ann Wigmore – Editions Jouvence

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