Nutrition : comment réduire notre impact environnemental par l’alimentation (+ 7 commandements à suivre!)

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C’est le mois de la terre! Mois, qui a pour but de nous sensibiliser à diminuer notre impact sur l’environnement. Notre consommation excède ce que la Terre est en mesure de nous fournir. En effet, pour maintenir notre consommation globale au niveau actuel, nous aurions besoin de 1,6 Terre. Puis, si tous les habitants vivaient comme les Canadiens, nous aurions besoin de 4,7 Terres. Et comme le Canada se retrouve en 4e position lorsqu’on considère l’empreinte écologique par habitant, j’ai eu envie de vous présenter différents moyens pour réduire notre impact environnemental, et ce, par notre alimentation.

Nutrition et environnement : un lien notable!

En effet, lorsqu’on parle de nutrition et d’environnement, on parle généralement d’une alimentation durable. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les régimes alimentaires durables sont des régimes alimentaires :

  • ayant de faibles conséquences sur l’environnement ;
  • qui contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à une vie saine pour les générations présentes et futures ;
  • qui contribuent à protéger et à respecter la biodiversité et les écosystèmes ;
  • sont culturellement acceptables, économiquement équitables et accessibles, abordables, nutritionnellement sûrs et sains ;
  • qui permettent d’optimiser les ressources naturelles et humaines.

Mieux comprendre l’impact de notre alimentation sur l’environnement!

Question de bien vous imager, et vous faire prendre conscience de l’impact que notre type d’alimentation à sur la terre, voici quelques faits sur l’impact que notre alimentation a présentement sur l’environnement :

L’impact de l’agriculture industrielle sur la terre :

  • 70% de la surface agricole mondiale est utilisée pour deux raisons : le pâturage du bétail ou la production de céréales qui sont destinées à les nourrir. La production d’un kilo de viande requiert 6 kg de grains et 40% de la production de grains est actuellement utilisée pour nourrir les animaux. Si 50% des grains actuellement utilisés pour les animaux servaient à nourrir des humains, il y aurait assez de nourriture pour éradiquer la dénutrition sur la terre.
  • La monoculture qui est la culture d’une seule espèce de plante est pratique courante. Par contre cette pratique engendre quelques impacts négatifs tels que :
    • Contribuer à l’épuisement des sols. En effet, ce sont toujours les mêmes nutriments qui sont puisés dans la terre pour nourrir les plantes
  • Contribuer à la diminution de la biodiversité. Une seule variété de plante est valorisée au détriment d’autres variétés.
  • Il y a une dépendance élevée aux combustibles fossiles (une source d’énergie non renouvelable), aux fertilisants chimiques, des pesticides et à la machinerie agricole lourde.

L’impact de l’agriculture industrielle sur l’eau :

  • La production d’un kilogramme de grains exige entre 500 et 2000 litres d’eau alors que la production d’un kilogramme de viande en requiert environ 100 fois plus (par exemple, 1 kilo de bœuf requiert environ 50 000 litres d’eau). Le poulet et le porc en demandent beaucoup moins.
  • L’impact de l’agriculture industrielle sur les changements climatiques
  • La production animale est responsable de 18% de la production des gaz à effet de serre. Ceci est principalement causé par la production de méthane par les ruminants.
  • Les aliments peuvent parcourir de grandes distances entre le producteur et le consommateur. Plus les aliments proviennent de loin, plus leur transport demande du carburant qui, par conséquent, contribue à émettre des gaz à effet de serre.

L’impact de l’agriculture industrielle sur les océans :

  • Avec le changement climatique, la fonte des glaces fait augmenter le niveau de l’eau et la température des océans augmente.
  • Les méthodes utilisées pour la pêche ne sont pas durables. Par exemple, après le passage d’un chalutier 30 à 70% de ce qui a été attrapé n’est pas utile, donc ces poissons sont rejetés à la mer et sont morts. De plus, le chalutage de fond détruit les écosystèmes riches en biodiversités.

L’impact de l’agriculture industrielle sur la forêt :

  • Nous exploitons les forêts plus rapidement qu’elles se régénèrent
  • 91 % des terres «récupérées» dans la forêt amazonienne servent aux pâturages ou à la production de soya qui servira à nourrir le bétail.

Changer les choses une bouchée à la fois!

Maintenant que vous comprenez mieux l’impact direct qu’à notre alimentation sur l’environnement, ne paniquez pas! Il est possible de changer les choses, et ce, une bouchée à la fois. Pour ce faire, je vous invite à mettre en pratique les 7 commandements à suivre pour une alimentation durable :

  1. Les aliments consommés seront principalement d’origine végétale.
  2. Les aliments achetés seront issus de l’agriculture biologique.
  3. Les aliments achetés seront produits localement et suivant les arrivages saisonniers.
  4. Les aliments achetés seront minimalement transformés.
  5. Les aliments achetés seront emballés minimalement et de façon écoresponsable.
  6. Les aliments achetés proviendront du commerce équitable.
  7. Les aliments consommés devront être préparés de façon savoureuse.

Finalement, ces changements peuvent paraître énormes et difficiles à faire. Mon conseil est d’y aller un petit pas à la fois. Vous pouvez vous attarder à un changement, puis le réaliser graduellement. Comme ma mère me disait souvent : faire peu est mieux que de ne rien faire !

Sources :
Lavallée, B. Sauver la planète une bouchée à la fois. Les éditions La Presse, Montréal, 2015. 225 p.
Marquez, A. Le développement durable des services alimentaires. Notes de cours, NUT-3001, Université Laval, Hiver 2017
Morisset, A-S. Le développement durable. Notes de cours, NUT-3001, Université Laval, Hiver 2017
Fortier, J. Les systèmes alimentaires. Notes de cours, NUT-2009, Université Laval, Hiver 2017

Mara Hannan-Desjardins

Mara est actuellement étudiante au baccalauréat en nutrition à l’Université Laval et détient un certificat en administration des affaires de l’Université de Sherbrooke. Passionnée par l’art de bien manger et la communication, elle tient son blogue «Ma racine santé» depuis maintenant 2 ans. Elle fût également la rédactrice en chef du bulletin de nutrition à l’université. Ainsi, elle a une grande volonté à donner l’heure juste par rapport à tout ce qui touche la nutrition.

Pour Mara, une saine alimentation doit être composée d’aliments variés et doit être la source d’un certain plaisir. C’est donc en trouvant un équilibre qu’il est possible, selon elle, d’avoir une meilleure relation avec la nourriture.

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