Édito : Ce que la grossesse m’a appris jusqu’à maintenant et que j’aurais aimé pouvoir intégrer avant!

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Crédit photo : Juk Photographe

Une première grossesse, c’est rempli de magie et de surprises!

Ce n’est pas toujours rose ni facile (mention spéciale au premier trimestre et aux autres effets encombrants des trimestres suivants), mais dans sa globalité, porter la vie est un rite de passage, qui, je le réalise, se veut très transformateur. En tout cas, pour ma part, ça l’est. Et c’est pourquoi depuis déjà plusieurs semaines l’idée d’écrire un article éditorial sur le sujet me trotte dans la tête. Concrètement, c’est que le cheminement que je fais en ce moment, j’aurais adoré pouvoir le vivre avant.

Bien sûr, je suis consciente qu’il est relié à ma condition, et qu’il fait partie du processus de la maternité, mais je me suis dit que j’avais envie de vous en parler quand même, que vous soyez enceinte ou pas, puisque je crois que ça pourrait rejoindre bien des femmes, qui comme moi, ont été longtemps trop dures envers elles-mêmes.

Constatations extérieurs

Lorsque l’on est enceinte…

  • …c’est correct de se reposer si l’on est fatiguée.
  • …c’est correct d’avoir des rages alimentaires et de les assouvir.
  • …c’est correct de ne pas s’entraîner parce qu’on manque d’énergie.
  • …c’est correct de remettre une tâche à plus tard parce qu’on n’arrive pas à la compléter. #mombrain
  • …c’est correct de dire non pour mettre son bien-être en priorité.

Bref, c’est correct d’être à l’écoute de ses besoins et de les respecter. Mais pourquoi attendre de porter la vie pour avoir ce regard doux envers soi-même et ceux qui nous entoure. Ce respect de la personne que l’on est et d’autrui, et ce, sans se juger ni se comparer.

On est tous et toutes différents. La diversité dans nos constitutions, c’est ce qui fait la beauté de notre société. On ne vient pas au monde avec la même fougue de vivre ni les mêmes besoins pour s’accomplir. Et ce regard doux que j’ai senti sur moi depuis que je porte la vie, j’espère sincèrement pouvoir l’avoir assez bien assimilé pour l’offrir à mon tour.

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Constatations intérieurs

Pour ma part, comme je l’ai déjà mentionné sur mon compte Instagram, j’ai eu un premier trimestre assez difficile, durant lequel j’ai perdu tous mes repères. Exténuée & sous l’emprise des maux de cœur et de digestion, j’ai dû apprendre à pratiquer le lâcher-prise, être douce envers moi-même, mais surtout, me déconnecter de mon grand besoin de performer.

Étant une fille active et normalement très énergique, j’ai beaucoup appris et cheminé grâce à cette perte d’énergie et d’appétit envers la vie, qui par chance, n’a duré que quelques semaines.

Si je me suis toujours tournée vers le mouvement pour prendre soin de moi, j’ai dû trouver d’autres méthodes pour m’aider à gérer mon anxiété telles que des exercices de respiration, la méditation, l’approfondissement de ma pratique d’introspection, ainsi qu’une reconnection à ma vulnérabilité.

Un retour à la source qui m’a fait réaliser que lorsque j’arrivais à me poser, j’étais réellement bien avec moi-même. Qu’en étant pleinement en qualité de présence et en me répétant que tout est éphémère, j’étais en mesure de me sentir presque aussi détendue qu’après une sortie de course à pied, un entraînement ou un enchaînement de yoga.

Ces apprentissages se sont donc ajoutés à ma boîte à outils, et maintenant que ça va beaucoup mieux, je m’assure de tous les utiliser pour mieux canaliser mon énergie. J’arrive maintenant mieux à activer et calmer mon feu intérieur, selon mes besoins du moment. Mais surtout j’espère pouvoir continuer de me respecter et m’aimer dans mon unicité sans jugement ni culpabilité après la grossesse.

À toutes celles qui se sentent interpellé par ce texte et qui ont toujours le sentiment de devoir faire plus et mieux, mais que même là ce n’est jamais assez, je vous souhaite d’apprendre à ralentir et trouver votre rythme (enceinte ou pas!).

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