La glorification de la surcharge : être productif plutôt qu’occupé!

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La glorification d’être constamment occupé, voire surchargé, est à la mode de nos jours. Avez-vous déjà entendu quelqu’un mentionner qu’il ou elle n’était pas disponible parce qu’il ou elle avait tout simplement envie de prendre ça relax? Pas souvent. On dirait que l’on doit constamment mentionner que nous n’avons pas le temps, qu’il n’y a que 24h dans une journée, que l’on travaille 60 heures par semaine et que nous n’avons pas une minute pour souffler. Et tout cela est socialement accepté et même, valorisé.

Au milieu du 20e siècle, nous entrevoyions l’arrivée de la technologie comme un facteur qui serait réducteur de temps de travail et augmenterait ainsi nos temps libres (ironique, non?).  Au 21e siècle, la technologie a non seulement augmenté nos heures de disponibilité au travail (courriels, textos 24/7), mais a contribué à la croissance de l’anxiété au sein des sociétés modernes.

« Quand on reste assis trop longtemps à son bureau à la recherche de concentration, on finit par être de moins en moins productif. La majeure partie des gens qui travaillent entre 12 et 14 heures par jours travaillent très, très lentement. Dans la première moitié de la journée, on travaille bien, mais dans la deuxième, on devient très, très distrait. »

– Katrina Onstad, Où est passé mon week-end?

Heureusement, quelques pays vont à contre-courant. Au Danemark, pays du Hygge, dans les bureaux, il n’est pas rare que les employés quittent le travail vers 16h pour pouvoir profiter de leur soirée en famille, autour d’un bon repas. Il est bien vu qu’un parent doive quitter le travail, car un enfant ou un proche est malade. Les soirs de semaine sont remplis de moments de détentes, tout comme les week-ends. C’est une généralité, cela ne veut pas dire que TOUTES les entreprises danoises et les Danois pensent de cette façon, mais leur philosophie en va ainsi. C’est bien connu, un employé heureux est un employé efficace, productif, agréable, moins absent. Comment décririez-vous votre efficacité et productivité lorsque vous devez accomplir une tâche avant de partir pour le week-end ou une semaine de vacances? C’est plus agréable, pas vrai ?

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L’état d’esprit dans lequel vous êtes n’en est pas un de contrainte, mais de légèreté. Cela fait toute la différence.

Alors, pourquoi ne pas arrêter la glorification de cet état de constante course? Pourquoi ne pas être tout simplement bien, ici, maintenant, à boire son café, en jouant avec bébé ou en soupant en bonne compagnie?

Dans une société où performance, rapidité, surcharge sont synonymes de réussite, pourquoi ne pas réapprendre (car oui, c’est un apprentissage!) et se reprogrammer à vivre pleinement l’instant, avec des horaires réalistes et surtout, qui nous conviennent?

Suite à la rédaction de ce texte, j’avais envie de vous proposer quelques pistes de réflexion pouvant aider à se poser, calmer son esprit et profiter davantage de l’instant :

  1. Arrêter de se comparer (et sur les réseaux sociaux, ne pas hésiter à se désabonner des comptes qui ne nous font pas de bien);
  2. Méditer (l’application Petit Bambou est super pour être guidé et offre plusieurs objectifs de méditation tels que gestion du stress, le laisser-aller, la gestion de la douleur, etc.);
  3. Faire l’exercice de la tarte de vie et analyser quelle(s) sphère(s) de vie pourrai(en)t être plus ou moins représentée(s);
  4. Se grounder dans l’ici et le maintenant régulièrement (nommer 3 choses que je vois, 2 choses que je touche, 1 chose que je sens et que j’entends / inspirer pendant 6 secondes et expirer pendant 6 secondes et ce, 3 fois de suite);
  5. Rester authentique. Lorsque l’on est authentique envers soi, un poids immense s’enlève de nos épaules. Ce n’est pas facile d’affirmer certaines choses qui ne sont pas socialement valorisées. Personnellement, je n’aime pas travailler les week-ends, et cela, même si j’adore mon travail. C’est comme ça. J’ai l’impression que ça brime ma liberté et je veux investir ce temps avec ma fille et mes proches. Par contre, cela ne fait que quelques années que je l’affirme sans gêne, ayant toujours eu l’impression que d’affirmer cela faisait de moi quelqu’un de non productif.

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