Le slow living, ou l’envie de ralentir…

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Le thème slow living est bien connu, mais qu’en est-il vraiment de cette envie de ralentir? Je crois que l’envie (réelle) de ralentir se fait ressentir de façon inattendue, suite à des prises de conscience, de l’introspection, un changement de vie.

Dans mon cas, j’ai toujours eu cette envie d’avoir du temps, tout simplement. Pas pour en faire plus ni moins, mais simplement sentir que je ne suis pas constamment à la course. L’envie de ralentir ne veut pas dire avoir envie d’en faire moins, de rester couché ou d’abandonner ses activités, au contraire. Cela veut dire vouloir avoir le temps de faire tout ce que l’on souhaite, pleinement. Pas à moitié parce que l’on devrait déjà être ailleurs, mais en pleine conscience de ce que l’on est en train d’accomplir.

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Ralentir, pas pour en faire moins, mais pour faire mieux.

Plusieurs mouvements prennent de l’essor depuis quelque temps. Pensons notamment au minimalisme, qui met l’accent sur le less is more : moins de choses, plus de temps, plus de liberté. Il y a le phénomène Marie Kondo, prônant le fait d’avoir moins de produits, de bien les ranger et surtout, que ceux-ci nous procurent de la joie. Il y a aussi la gratitude qui nous enseigne à estimer ce que l’on a au lieu d’être constamment à la recherche du bonheur, qui étrangement, se trouve toujours plus loin. On pourrait aussi parler des philosophies scandinaves Hygge ou Lagom. E puis, il y a le slow living qui est une philosophie regroupant toutes les sphères de la vie, prônant le fait de ralentir en toute simplicité.

À confondre constamment faire, avoir et être, on fini par s’y perdre et ne pas voir le temps passer.

En 2019, il est difficile de ne pas vivre en constante comparaison avec les autres, c’est instinctif. Nous avons toujours regardé ce que le voisin possédait. Cependant, à notre époque, nous avons accès à la vie (souvent embellie) de gens que nous ne connaissons pas. Nous sommes constamment exposés à l’événement auquel on aurait dû aller, le courriel auquel on aurait dû répondre. Toute cette abondance d’informations nous confronte avec ce que nous n’avons pas et n’avons pas fait et contribue à augmenter se perpétuel sentiment d’insatisfaction. Sentiment qui nous pousse à vouloir combler cette insatisfaction par une surconsommation qui  nous entraîne dans une roue sans fin : plus de biens, plus de travail pour payer ces biens, plus de temps passé à les ranger et les entretenir, provoquant donc moins de temps libre et souvent plus de stress.

Tu peux faire plus. Mais peux-tu faire moins?

Vouloir ralentir, mais comment? Rappelez-vous qu’il n’y a pas de recette miracle, que tout est un processus et que cela peut prendre du temps. Personnellement, ce cheminement est le résultat de mon parcours personnel, jumelant mes séances de consultation psychologique (qui me permettent de discuter en toute objectivité de mes angoisses, peurs, schèmes mentaux, et de mes joies aussi), beaucoup de réflexions, des lectures et plus récemment, l’arrivée de ma petite Sofia. Cette dernière est venue consolider cette envie de prendre le temps, afin de profiter de chaque petit instant, car ils ne reviendront pas.

Rappelez-vous aussi que faire, avoir et être sont trois mots bien différents, que l’on confond trop souvent.

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